La Chaire de recherche sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres (CR-DSPG, Université du Québec à Montréal, UQÀM) a publié l’été dernier (juin 2025) un rapport intitulé L’intimidation vécue par les personnes LGBTQ+ au Québec. Ce rapport présente les données recueillies dans le cadre de l’«Étude québécoise sur les relations sociales des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans, queers, et d’autres identités non hétérosexuelles ou non cisgenres (LGBTQ+) de 14 ans et plus dans un contexte scolaire, de travail et dans la communauté» (EQRS-LGBTQ+). Cette étude reprend, avec l’autorisation des parties concernées, le questionnaire développé pour l’Étude québécoise sur les rapports sociaux dans un contexte scolaire, de travail et dans la communauté 2022 (EQRS), par l’Institut de la statistique du Québec ([ISQ], 2024). Elle vise à documenter plus spécifiquement les expériences de (cyber)intimidation, de (cyber)harcèlement et de (cyber)agression vécues par les personnes LGBTQ+ au Québec dans les contextes scolaire, de travail et communautaires (c.-à-d., hors de ces deux premiers contextes).
Parmi les faits saillants, ce rapport révèle entre autres :
- une prévalence élevée de la (cyber)agression ;
- une prévalence élevée et récurrente de la (cyber)intimidation et du (cyber)harcèlement dans tous les milieux ;
- une surexposition des groupes les plus marginalisés ;
- des préjugés liés à l’orientation sexuelle, à l’identité ou l’expression de genre, ou au statut racisé qui persistent ;
- des conséquences importantes sur la santé, la prestation de travail et la vie sociale ;
- que le dévoilement est répandu, mais peu institutionnalisé ;
- que la confiance dans les systèmes de soutien apparaît faible ;
- que les stratégies d’adaptation les plus utilisées, surtout centrées sur l’évitement, placent l’essentiel du fardeau sur la victime.
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