L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a publié le rapport de surveillance du VIH annuel pour l’année 2022 pour le Québec, accessible en cliquant sur ce lien. Un total de 917 cas d’infections par le VIH – 646 cas chez des personnes de genre masculin et 266 cas chez des personnes de genre féminin, a été enregistré au programme québécois de surveillance du VIH au cours de l’année 2022. Dans ce total, il y avait 489 anciens diagnostics, 422 nouveaux diagnostics et six non classés. Par comparaison, 246 nouveaux diagnostics avaient été recensés en 2021, ce qui représente une augmentation de 71,5 % entre les deux années (et une hausse de 36,6 % par rapport à l’année 2019). 71,2 % de l’ensemble de cas (ou 73,6 % des nouveaux diagnostics) ont été répertoriés dans la région de Montréal.
En ce qui concerne les nouveaux diagnostics (422 cas), l’âge moyen relevé au moment du diagnostic était de 37 ans pour le genre masculin et 35 ans pour le genre féminin. En 2022, 45,7 % (193 cas) des nouveaux diagnostics ont été observés chez les personnes originaires de pays où le VIH est endémique (OPE) – contre 17,9 % en 2021, et 38,2 % (161 cas) chez les HARSAH (hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes) – 39,3 % si on rajoute les HARSAH qui s’injectent des drogues, contre 56,2 % en 2021.
Par ailleurs, entre 2021 et 2022, le nombre de nouveaux diagnostics est passé :
- de 47 à 84 cas chez les HARSAH (hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes) nés ailleurs qu’au Canada ;
- de 92 à 76 cas parmi les HARSAH nés au Canada ;
- de 44 à 49 cas parmi les personnes ayant des partenaires hétérosexuels ou hétérosexuelles à risque et les personnes hétérosexuelles qui n’ont pas de facteur de risque identifié
- et de 8 à 9 cas chez les personnes qui s’injectent des drogues.
Le nombre de tests de dépistage, qui avait diminué entre 2019 et 2020, a augmenté entre 2021 et 2022 (+15,2 %). La moitié des nouveaux cas (48,8 %) ont été diagnostiqués à un stade tardif de l’infection (moins de 350 cellules CD4 par mm3).
Selon le rapport, l’épidémie du VIH reste concentrée dans les centres urbains et auprès des groupes de populations à risque, principalement chez les HARSAH et les personnes originaires de pays où le VIH est endémique.
Pour consulter le rapport, cliquez sur ce lien.
