L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a publié la version finale du Portrait des infections transmissibles sexuellement et par le sang au Québec : année 2024 et projections 2025. L’INSPQ publie annuellement un portrait des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) dans la province.
Ce que nous révèle le rapport :
- Chlamydia trachomatis – Après plus de 25 ans de hausse ininterrompue (à l’exception des années pandémiques 2020-2021), l’incidence de cas déclarés d’infection à Chlamydia trachomatis fléchit pour la première fois, avec une baisse de 8,2 % entre 2023 et 2024.
- Neisseria gonorrhoeae – Après plus de 25 ans de hausse ininterrompue (à l’exception des années pandémiques 2020-2021), l’incidence de cas déclarés d’infection à Neisseria gonorrhoeae se stabilise en 2024, avec un taux similaire au pic historique atteint l’année précédente.
- Lymphogranulomatose vénérienne (LGV) – En ce qui concerne la LGV, le nombre de cas déclarés oscille entre 81 et 146 cas par année, depuis 2015, ce qui suggère que la LGV est maintenant bien installée au Québec.
- Virus de l’hépatite B (VHB) – Le taux observé en 2023 était presque identique à celui observé en 2019, soit avant la pandémie de COVID-19. Une hausse des taux de 25 % est observée entre 2023 (12 pour 100 000) et 2024 (15 pour 100 000). Il s’agit du taux le plus élevé observé depuis 2004. Le taux projeté pour l’année 2025 (15 pour 100 000, 1 356 cas) serait comparable.
- Virus de l’hépatite C (VHC) – Par rapport à 2023, on observe une diminution de taux de 15 % en 2024 (9,0 pour 100 000). Le taux projeté pour 2025 représente une nouvelle diminution de 19 % par rapport à 2024 (7,3 pour 100 000). Toutefois, la diminution projetée ne s’observerait que chez les hommes (diminution de 28 %), alors que le taux resterait stable chez les femmes.
- Virus de l’immunodéficience humaine (VIH) – En 2024, 1 122 cas d’infection par le VIH ont été enregistrés – à savoir, 462 premiers diagnostics (5,1 cas pour 100 000 personnes) et 660 diagnostics antérieurs. Il s’agit d’une stabilisation par rapport à 2023, tout en demeurant nettement supérieurs aux nombres annuels observés pendant la période 2015-2019. Le taux de premiers diagnostics de VIH en 2024 a augmenté de 45 % par rapport à l’année 2019. Cette hausse globale reflète deux dynamiques distinctes : une augmentation importante chez les personnes nouvellement arrivées depuis moins de six ans, et une diminution légère chez les personnes nées au Canada ou établies depuis six ans ou plus.
À noter, chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HARSAH) : ils représentent 43 % des premiers diagnostics, mais le nombre annuel des premiers diagnostics a diminué de 33 % parmi les personnes nées au Canada ou arrivées depuis 6 ans ou plus, mais a augmenté parmi les personnes nouvellement arrivées au Canada.
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