La Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP) a publié les Faits saillants des maladies infectieuses à Montréal en 2025, qui dressent un portrait des maladies à déclaration obligatoire (MADO) et des autres tendances en maladies infectieuses à Montréal en ce qui concerne l’année 2025. Dans une première partie, ce document débute en effet par un survol des MADO, présentée sous forme infographique, et offre un aperçu synthétique des principales tendances épidémiologiques observées à Montréal en 2025. Concernant les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), voici les faits saillants :
- L’infection gonococcique, représente la deuxième ITSS la plus déclarée à Montréal, après la chlamydia, et regroupe la moitié (54 %) de l’ensemble des cas déclarés au Québec – avec 4924 cas déclarés en 2025, soit un taux d’incidence de 239 cas pour 100 000 personnes, et la majorité chez des hommes (85 %). Le taux d’incidence des infections gonococciques a augmenté de 82 % au cours des 10 dernières années.
- L’infection par le virus de l’hépatite C : 235 cas d’hépatite C aiguë ou de stade non précisé ont été déclarés (11 cas pour 100 000 personnes). Le taux d’incidence a diminué de 41 % au cours des 10 dernières années.
- Le virus MPOX : 25 cas de mpox de clade IIb ont été rapportés en 2025.
- La syphilis infectieuse : en 2025, ce sont 604 cas de syphilis infectieuse (29 cas par 100 000 personnes) qui ont été déclarés à Montréal. On observe une augmentation de l’incidence des cas chez les femmes en âge de procréer (+326% entre 2016 et 2025).
- Le VIH : en 2024, 675 personnes vivant avec le VIH (PVVIH) ont été recensées (445 hommes et 230 femmes) au programme de surveillance de l’infection par le VIH à Montréal (PSI-VIH) – consulter aussi le Portrait épidémiologique du VIH à Montréal, 2024.
En dehors des ITSS, le document traite aussi des maladies évitables par la vaccination, des zoonoses et infections vectorielles (comme le virus du Nil occidental, VNO), ainsi que des infections respiratoires, invasives et entériques. Sont ensuite présentées des vignettes thématiques approfondissant certaines priorités en maladies infectieuses en 2025, selon trois axes d’action en santé publique : 1) la surveillance, 2) les enquêtes épidémiologiques et interventions de protection, et 3) la prévention des maladies infectieuses et la promotion de la santé. À travers un survol des MADO et une série de vignettes, ce bilan annuel illustre la manière dont la vigie et la surveillance des MADO et des signalements de menaces contribuent à documenter l’état de santé de la population montréalaise.
Crédit photo : NIAID, sous licence Creative Commons Attribution 4.0 (CC BY 4.0).
