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Étude : les soins de santé liés au VHC devraient être intégrés dans les emplacements communautaires dédiés aux UDI

Il est essentiel de comprendre et de prendre en compte les besoins (ou valeurs) et les préférences des personnes utilisatrices des drogues par injection (PUDI) afin de développer et d’adapter la prestation des services de santé reliés au VHC. À ce sujet, une enquête mondiale a été entreprise (Di Ciaccio, M., & al., Harm Reduction Journal, 2023) afin d’identifier justement les besoins spécifiques et les préférences parmi les PUDI. Un questionnaire anonyme, en ligne et auto-administré, impliquant plusieurs pays et conduit en 2021, a été développé par Coalition PLUS et l’Alliance mondiale contre l’hépatite, en partenariat avec l’OMS. Les préférences en ce qui concerne l’emplacement (ou le site) pour recevoir le dépistage, le traitement et des soins reliés au VHC simplifiés ont été identifiées parmi les personnes affectées ou infectées par le VHC. Les tests du chi-carré ont été utilisés afin de comparer les répondants qui s’identifiaient comme des utilisateurs de drogues par injection (UDI) actuels ou passés avec d’autres répondants qui ne s’identifiaient pas comme appartenant à des populations clés ou prioritaires.

Parmi les 202 participants, 62 (soit 30,7 %) se sont identifiés comme des UDI actuels ou passés. En comparaison avec les autres répondants, ils étaient plus sujets à avoir été testés pour le VHC (90,2 % vs. 64,3 %) et à préférer le dépistage dans les centres communautaires (55,4 % vs. 33,3 %) ou dans les centres de soutien aux personnes qui utilisent des drogues (50 % vs. 9,8 %) – ils affichaient une préférence moindre pour se faire dépister dans un hôpital (16,1 % vs. 40,7 %) ou dans un laboratoire (5,4 % vs. 41,5 %). Les personnes identifiées comme des UDI actuels ou passés (en comparaison avec les autres répondants) préféraient les centres de dépistage avec une atmosphère sans jugement, avec des intervenants communautaires et qui préservaient l’anonymat. Les personnes identifiées comme des UDI actuels ou passés étaient plus sujettes à préférer recevoir un traitement contre le VHC dans des centres communautaires (63 % vs. 44,8 %) ou dans des centres de soutien aux personnes qui utilisent des drogues (46,3 % vs. 9,5 %), en comparaison avec les autres répondants. Les considérations les plus importantes en ce qui concerne les sites pour recevoir un traitement parmi les personnes qui s’identifiaient comme des UDI actuels ou passés étaient une approche non stigmatisante et sans jugement au sein du site ainsi que la présence d’un personnel médical amical ou de travailleurs communautaires, en comparaison avec les autres répondants. En conclusion, l’étude a su révéler entre autres la nécessité d’intégrer les services reliés au VHC plus particulièrement dans les organismes communautaires offrant des programmes de réduction des méfaits.

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