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Des données confirment l’efficacité d’une bithérapie comprenant du dolutégravir

Des chercheurs du Royal Free Hospital à Londres (Royaume-Uni) ont analysé les données électroniques et les historiques de prescriptions des adultes vivant avec le VIH qui ont suivi des régimes antirétroviraux composés de deux médicaments et contenant du dolutégravir (DTG), et ce, entre 2015 et 2021. L’étude a été publiée dans la revue AIDS (Conor, B., & al., 2023). 561 individus sous bithérapie contenant du DTG ont été inclus dans l’analyse. Dans cette étude, les bithérapies ont été catégorisées soit comme des régimes à un seul comprimé réunissant les deux médicaments dans une seule coformulation, soit comme des régimes à plusieurs comprimés offrant les médicaments en deux comprimés séparés. La majorité des participants (84 %) suivaient un régime offrant deux comprimés distincts. Parmi les participants, 83,3 % étaient sur dolutégravir et lamivudine (DTG/3TC), 13,4 % sur dolutégravir et rilpivirine (DTG/RPV) et 3,3 % sur dolutégravir et emtricitabine (DTG/FTC). Avant de prendre la bithérapie, 98 % des participants étaient déjà sur thérapie antirétrovirale (TAR) alors que neuf participants n’avaient jamais encore reçu de traitement (patients naïfs). On sait aussi qu’avant de passer au régime de bithérapie, 83 % des participants suivaient une trithérapie, 16 % étaient déjà sur une bithérapie et seulement 1,4 % suivaient une monothérapie – 14 % des trithérapies suivies avant l’étude contenaient déjà du dolutégravir.

Maintien de la suppression virale

Au démarrage de l’étude (avant le « switch »), 96,4 % des PVVIH étaient indétectables et seulement 3,7 % avaient une charge virale au-dessus de 50 copies/mL, ce qui incluait les personnes qui n’étaient pas sous traitement antirétroviral. Le temps moyen durant lequel les participants ont utilisé la bithérapie a été de 11 mois pour DTG/3TC ou DTG/FTC et de 28 mois pour DTG/RPV. Presque tous les participants présentaient une charge virale supprimée à la fin de l’étude. En effet, parmi les participants qui sont passés à un régime de bithérapie ou qui l’ont poursuivi, 99 % d’entre eux ont atteint ou maintenu la suppression virale. L’ensemble des neuf personnes auparavant non traitées qui ont ensuite initié le traitement de bithérapie ont aussi atteint une charge virale supprimée à la toute fin de la période d’étude. 13 des 21 individus qui avaient une charge virale détectable en début d’étude ont présenté une charge virale supprimée à la fin de l’étude. Six des huit personnes restantes ont eu des blips et deux ont eu un échec au traitement. 70 participants (soit 12,5 %) ont cessé le traitement à un moment donné, 59 d’entre eux à cause d’effets secondaires et 11 à cause de blips ou d’échecs. Les effets secondaires les plus courants étaient de nature neuropsychiatrique (pour 42 % des effets mentionnés) ou étaient en lien avec le gain de poids (17 % des effets mentionnés). En conclusion, ce que l’on peut observer c’est que la grande majorité des personnes ont maintenu ou atteint la suppression virale (ou virologique) en suivant ou passant à un régime de bithérapie fait à base de DTG. Il est aussi important de mentionner que cette cohorte incluait des personnes qui suivaient une TAR à la base de l’étude. Par ailleurs, la majeure partie d’entre elles présentaient une charge virale supprimée au moment du passage au DTG/2DR (régime à deux médicaments).

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