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Articles scientifiques sous la loupe
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Articles scientifiques sous la loupe
7 août 2022
L’inhibiteur de fusion ou inhibiteur d’entrée bulévirtide (Hepcludex®) a été développé pour le traitement de l’infection chronique au virus de l’hépatite delta (VHD) – voir illustration ci-dessous. Dans une étude présentée lors du Congrès international du foie (EASL 2022) à Londres (22-26 juin 2022, Wedemeyer, H., & al., Journal of Hepatology, p.S4, résumé GS006), le bulévirtide (BLV) a entraîné une réduction de la charge virale VHD, une diminution des taux d’enzymes hépatiques et une amélioration de la fibrose après 48 S de suivi, selon les résultats présentés à la conférence. On a évalué, à travers l’étude appelée MYR301 (essai clinique de phase 3, NCT03852719), la tolérance et l’efficacité à long terme du BLV. Pour ce faire, 150 adultes présentant une hépatite D chronique provenant d’Europe, de Russie et des États-Unis ont été assignés au hasard pour suivre un traitement comprenant des injections quotidiennes sous-cutanées de BLV. Dans le bras contrôle A (n= 51), les patients ne suivaient pas de traitement anti-VHD durant les 48 premières semaines (période d’observation de 48 S), mais ceci a été suivi d’une prise de 10 mg/jour de BLV pendant 96 S. Dans les bras B (n = 49) et C (n = 50), les patients ont suivi un traitement fait à partir de 2 mg et 10 mg de BLV chaque jour, respectivement, et ce, pendant les 144 S de la période d’étude. Après les 144 S, chacun des groupes est entré dans une période de suivi de 96 S, et ce, sans traitement. D’après les résultats rapportés, à savoir au temps t = S48, des réponses combinées similaires ont été observées dans les deux bras B et C (45 % et 48 % des patients, respectivement), lesquelles étaient significativement plus élevées que dans le bras contrôle A (2 % des patients). Les réponses virale et biochimique ont aussi été similaires dans les bras B et C et significativement plus élevées que dans le bras contrôle A. En effet, selon les résultats, à S48, 71 % des patients du groupe B et 78 % de ceux du groupe C ont atteint le critère d’évaluation virologique (réponse virologique), dont 12 % et 20 %, respectivement, présentaient une charge virale VHD indétectable. Plus de la moitié (51 % et 56 %, respectivement) ont atteint des taux d’ALAT normaux (réponse biochimique). Le BLV était sécuritaire et bien toléré durant les 48 S de la période de traitement. Rappelons que lors de la conférence de l’an dernier (en 2021), les premiers résultats à t = S24 avaient été présentés. À S24, le BLV avait été associé à un déclin significatif de la charge virale du VHD et à des améliorations biochimiques marquant l’activité de la maladie (taux d’ALAT). En fait, après 24 S de traitement, 36,7 % des patients traités avec 2mg de BLV, 28 % de ceux traités avec 10mg et 0 % de ceux non traités ont montré une réponse combinée, à la fois virale et biochimique.
D’autres résultats présentés à l’occasion de la même conférence (22-26 juin 2022, Buti, M., & al., Journal of Hepatology, p.S103, résumé OS149) et reliés aussi à MYR301, ont montré que les participants à l’étude traités avec 2 mg de BLV avaient rapporté de plus importantes améliorations au niveau de plusieurs mesures effectuées en lien avec la qualité de vie – les participants avaient complété le « Hepatitis Quality of Life Questionnaire » (questionnaire sur la qualité de vie au cours de l’hépatite), en comparaison avec le groupe pour lequel le traitement avait été retardé. Cela incluait la santé générale, le fonctionnement physique et social, la santé mentale, la vitalité, la douleur ainsi que les limitations reliées à l’hépatite elle-même et la détresse ressentie par l’individu en ce qui concerne son état de santé.
Consulter les différents résumés de l’EASL 2022 :

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