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Articles scientifiques sous la loupe
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Articles scientifiques sous la loupe
6 septembre 2022
Rejoindre les personnes qui reçoivent un traitement par agoniste opioïde (TAO) à base de méthadone pour leur offrir le dépistage de l’hépatite C directement sur place, via leur pharmacie communautaire, a permis d’améliorer l’adoption et l’utilisation des tests dépistage du VHC ainsi que des traitements, en comparaison avec les procédures standards de dépistage de l’hépatite C, selon ce qu’a révélé une étude internationale (Byrne, C. J., & al., 2022, Alimentary Pharmacology and Therapeutics, NCT03935906). L’étude en question, conduite en Écosse, au pays de Galles et en Australie, a trouvé que les personnes se voyant offrir des tests d’ARN du VHC (ARN-VHC) au point de service à la pharmacie étaient 18 fois plus sujettes à se faire tester pour l’hépatite C en comparaison avec les personnes qui se retrouvaient dirigées vers des sites de dépistage conventionnels proposés par les pharmaciens. Les modèles de soins de santé traditionnels tentent en effet de peine et de misère à rejoindre et à engager les personnes qui se présentent comme à risque de contracter une infection au VHC.
Dans cette étude, les chercheurs ont en fait évalué l’efficacité d’un modèle mobile mené par des infirmières spécialisées en hépatologie offrant le test d’ARN du VHC au point de service directement aux clients suivant un TAO au sein de pharmacies communautaires, et ce, entre 2019 et 2021. Les pharmacies éligibles ont été randomisées et fournissaient soit les tests d’ARN du VHC au point de service soit un aiguillage conventionnel vers des cliniques externes. Les pharmaciens dirigeaient en effet les clients suivant le TAO vers les infirmières présentes sur place (groupe d’intervention) ou à des cliniques locales (groupe contrôle). Les patients infectés étaient traités avec des antiviraux à action direct (AAD), en plus de leur TAO. Le premier paramètre étudié a été le nombre de participants atteignant une réponse virologique soutenue à 12 semaines (RVS12). Selon les résultats de l’étude (voir schéma ci-dessous comme résumé), 40 pharmacies ont été choisies au hasard. La population en intention de traiter (ITT) était composée 1440 clients suivant le TAO. Dans le bras (ou groupe) conventionnel (n = 648), 62 (10 %) patients ont accepté de se faire traiter, 17 (27 %) ont été testés, 6 (35 %) ont reçu un diagnostic positif et 5 (83 %) ont initié un traitement. Dans le bras d’intervention (n = 762), 148 (19 %) patients ont accepté de se faire dépister, 144 (97 %) ont été testés, 23 (16 %) ont reçu un diagnostic positif et 22 (96 %) ont initié un traitement. La RVS12 a été obtenue chez deux patients du groupe conventionnel (soit 40 %) et 18 patients du groupe d’intervention (soit 82 %). Le groupe d’intervention avait plus de chances de procéder au dépistage avec un OR (odds ratio) de 16,95, de fournir un traitement avec un OR de 4,29 et d’engendrer une RVS avec un OR de 8,64. Ce modèle d’offre de dépistage et de traitement en pharmacie communautaire mené par des infirmières a permis de rendre les services de soins relatifs à l’hépatite C plus accessibles aux participants suivant un TAO, que via le système traditionnel.
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