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Articles scientifiques sous la loupe
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Articles scientifiques sous la loupe
15 avril 2022
Selon une étude menée par Eckhardt, B., & al. (JAMA Internal Medicine, 2022), la mise en place d’une clinique de soins et traitement de l’hépatite C au même lieu qu’un programme de distribution de matériel d’injection neuf à New York a permis d’atteindre un taux de guérison trois fois plus élevé chez les personnes porteuses du virus de l’hépatite C (VHC) qu’avec un modèle traditionnel d’orientation avec un intervenant (navigateur) qui aiguille le patient vers un prestataire de soins de santé dans une clinique située à l’extérieur. Cette étude, effectuée au centre de réduction des méfaits du Lower East Side à Manhattan (Lower East Side Harm Reduction Center), a été conçue afin d’évaluer si l’offre du traitement de l’hépatite C à bas seuil d’accessibilité (c’est-à-dire avec peu d’exigences et peu de contraintes pour les usagers afin d’accéder aux prestations) pouvait résulter en de meilleurs taux de guérison que les programmes qui orientent habituellement les PVVHC vers des centre de soins de l’hépatite C situés à l’extérieur. 167 individus porteurs du VHC ont été recrutés dans le cadre de ce projet entre 2017 et 2020 et chacun d’entre eux a été orienté de manière aléatoire vers l’un des deux types de modèle de soins : soit ils avaient directement accès au traitement dans le centre de réduction des méfaits (bras 1), soit ils étaient orientés vers le système de soins traditionnel (bras 2).
Selon les résultats, 71 % des participants avaient suivi un traitement à base de glécaprévir/pibrentasvir (Maviret), 20% avaient pris du sofosbuvir/velpatasvir (Epclusa), 8 % du grazoprévir/elbasvir (Zépatier), 5 % du sofosbuvir/ledipasvir (Harvoni) et 3 % du sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (Vosevi). Les personnes assignées au bras (1) ont été plus sujettes à atteindre la réponse virologique soutenue (RVS) que les personnes assignées au bras (2) – à savoir 67,1 % vs. 22,9 % respectivement, et ceci est dû au fait qu’il y avait un meilleur taux d’aiguillage aux soins. Le pourcentage de participants qui ont progressé tout au long de la cascade de soins a été significativement plus élevé à chacune des étapes du processus pour le bras (1) que pour le bras (2). Les personnes assignées au bras (1) étaient plus susceptibles d’être orientées vers un professionnel de la santé spécialiste de l’hépatite C (92,7 % vs. 44,6 %), de se présenter à une première visite médicale (86,6 % vs. 37,4 %), de compléter les dépistages de laboratoire de base (86,6 % vs. 31,3 %) et enfin de démarrer le traitement (78 % vs. 26,5 %).
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