Diversité de genre, HARSAH, itinérance, consommation de substances, santé mentale.
Cure, vaccination, réservoirs…
COVID-19, variole simienne, ITSS…
Articles scientifiques sous la loupe
Données épidémiologiques

Articles scientifiques sous la loupe
20 mars 2023
Le Sunlenca® (lénacapavir, appelé LEN ou GS-6207), commercialisé par Gilead Sciences, est un injectable à longue durée d’action récemment approuvé au Canada (depuis novembre 2022) comme nouvelle option de traitement pour les adultes infectés-es par une souche de VIH-1 multirésistante pour lesquels-les il serait autrement impossible d’établir un schéma de traitement antirétroviral suppressif. Cette nouvelle option de traitement serait efficace également chez les personnes qui démarrent une thérapie antirétrovirale pour la première fois, selon un récent papier publié dans la revue The Lancet HIV (Gupta, S. K., & al., 2023). La phase II de l’essai CALIBRATE, actuellement en cours dans 41 sites des États-Unis et de la République dominicaine, a recruté 183 participants non traités, entre novembre 2019 et août 2020. Les participants avaient une charge virale du VIH d’au moins 200 copies par mL et un compte de CD4 d’au moins 200 cell./μL. Les participants ont été assignés au hasard dans quatre groupes différents. Les groupes 1 et 2 ont d’abord reçu du lénacapavir en version orale (deux semaines de prise de charge) aux jours J1, J2 (600 mg par jour) et J8 (300 mg), puis une première injection sous-cutanée (927 mg) de ce même médicament à J15, puis à chaque 26 semaines. En parallèle, ils ont aussi reçu du TAF (25 mg) et du FTC (200 mg) en prise orale quotidienne depuis J1, et ce, pendant 28 semaines, suivis d’injections sous-cutanées de lénacapavir (927 mg) avec du TAF (pour le groupe 1, 25 mg) ou du bictégravir (pour le groupe 2, 75 mg) en prise orale quotidienne. Le groupe 3 a reçu du lénacapavir (600 mg à J1 et J2, suivis de 50 mg par jour) en prise orale quotidienne avec du FTC (200 mg) et du TAF (25 mg) – pendant 54 semaines. Le groupe 4 a reçu, quant à lui, de façon orale quotidienne, du bictégravir, (50 mg) du FTC (200 mg) et du TAF (25 mg) – pendant 54 semaines.
D’après les résultats, 182 participants ont été assignés aléatoirement : 52 dans le groupe 1, 53 dans le groupe 2, 52 dans le groupe 3 et 25 dans le groupe 4. À S54, la suppression virologique a été de 90 % (47 des 52 participants) pour le groupe 1, 85 % pour le groupe 2, 85 % pour le groupe 3 et 92 % pour le groupe 4. Les effets indésirables les plus fréquents non reliés au site d’injection du lénacapavir ont été les maux de tête (13 %, 21 des 157) et les nausées (13 %, 21 des 157). Les effets indésirables les plus courants reliés au site d’injection ont été l’érythème (27 %, 28 des 105), les enflures (23 %, 24 des 105) et la douleur (19 %, 20 des 105), lesquels étaient généralement doux ou modérés. Il n’y a pas eu d’effets indésirables sévères. Trois participants ont cessé le lénacapavir en injection à cause des réactions au niveau du site d’injection de niveau 1 (deux pour durcissement et un pour érythème ou enflement). À la suite de cette étude et de ces résultats, les auteurs ont suggéré que le Sunlenca® pouvait être efficace pour maintenir la suppression virologique chez des patients naïfs, lorsque combiné avec un antirétroviral additionnel.
Pour consulter l’article d’origine, cliquer sur ce lien.
© PNMVH 2026
Programme national de mentorat sur le VIH et les hépatites