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Articles scientifiques sous la loupe
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Articles scientifiques sous la loupe
18 février 2022
Prévenir la réinfection à l’hépatite C chez les PUDI peut principalement être possible en élargissant la distribution de matériel d’injection stérile pour les personnes qui utilisent les programmes d’échange de seringues et en augmentant aussi le nombre de PUDI traitées, selon une étude écossaise, menée par Caven, M. & al. (Journal of Viral Hepatitis, 2021). L’étude a voulu évaluer le taux de réinfection en fonction de la trajectoire de soins prise par le patient pour accéder au traitement (ou chemin clinique) dans la région de Tayside, en Écosse, à savoir : les pharmacies communautaires, les centres de désintoxication, les prisons, les sites de distribution de matériel d’injection, les services d’intervention effectués par des infirmières et les cliniques de consultations externes (soins ambulatoires). Les chercheurs de l’Université de Dundee ont voulu essayer de savoir si le risque de réinfection par le VHC variait selon la trajectoire de soins utilisée pour se faire traiter. Pour ce faire, les chercheurs ont identifié tous les patients traités pour l’hépatite C et qui ont été guéris à Tayside, et ce, entre 1998 et 2018 – l’analyse a été restreinte aux personnes avec un historique d’injection de drogues.
La population d’étude comprenait 816 personnes qui n’avaient pas été réinfectées après traitement et 100 personnes qui avaient contracté l’hépatite C une autre fois après avoir été guéries, ce qui représente un taux de réinfection de 5,27 pour 100 personnes-années de suivi (PAS). Il n’y avait pas de différence significative dans la probabilité de réinfection entre les personnes traitées par des régimes à base d’interféron (60 % de la population de l’étude) et les personnes traitées avec antiviraux à action directe ou AAD (4,93 vs. 7,17 pour 100 PA). L’analyse de survie de Kaplan-Meier a montré que les risques de réinfection étaient plus élevés dans les 12 premiers mois après le traitement. L’incidence de réinfection était plus faible chez les personnes traitées dans les cliniques de consultations externes (1,81 pour 100 PA). Les taux de réinfection se succédaient comme suit : 3,13 pour 100 PA pour ceux traités via les centres de désintoxication, 6,39 pour 100 PA pour ceux traités par les services d’intervention effectués par des infirmières, 8,14 pour 100 PA pour ceux traités au sein des prisons et enfin 12,12 pour ceux traités dans les pharmacies communautaires. Le plus haut taux de réinfection a été observé chez les personnes traitées dans les centres de distribution de matériel d’injection (soit 19,89 pour 100 PA). Les chercheurs de l’étude affirment en conclusion que le haut taux de réinfection observé chez les personnes traitées dans les sites de distribution de matériel d’injection pourrait être en partie expliqué par des tests de dépistage de l’hépatite qui sont effectués plus fréquemment. Néanmoins, ils disent que leurs résultats viennent suggérer que les ressources devraient cibler plus spécifiquement les sites de distribution de matériel d’injection afin de prévenir les cas de réinfection. Crédit photo : Jill Aalhus (Blood Ties Four Direction Centre, Whitehorse).
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