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Articles scientifiques sous la loupe
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Articles scientifiques sous la loupe
17 avril 2022
Une étude a été menée à Londres (Angleterre), par Tittle, V., & al. (Sexually Transmitted Infections, 2022), dans une clinique de santé sexuelle (Clinique du 56 Dean Street), et ce, auprès d’environ 14 000 personnes utilisant la PrEP (qui associe le fumarate de ténofovir disoproxil et l’emtricitabine, soit TDF/FTC) entre 2018 et 2019 (période d’évaluation de deux ans). Cette étude a réussi à confirmer que la PrEP était sans danger pour 98,4 % de ses utilisateurs – à savoir sans effets secondaires sévères nécessitant une consultation médicale. Seulement 1,6 % des participants (ou 220 personnes) ont eu besoin d’une consultation médicale. Les participants étaient suivis de manière hebdomadaire et s’ils recevaient des résultats d’analyses présentant un DFGe (ou débit de filtration glomérulaire estimé, soit la quantité de sang que les reins peuvent filtrer par minute) inférieur à 60 mL/min/1.73m2 ou un rapport protéines urinaires/créatinine (UPCR, qui estime l’excrétion quotidienne de protéines dans l’urine) supérieur à 30 mg/mmol, ils se voyaient être dirigés vers la clinique d’évaluation de la PrEP pour une consultation.
Sur les 220 personnes qui ont été référées à la clinique d’évaluation de la PrEP, les chercheurs ont constaté que les principales raisons menant à cette consultation étaient les suivantes : des lésions rénales (114 personnes), des effets secondaires courants (59 personnes) ou encore des maladies chroniques susceptibles de nuire à la santé rénale (38 personnes). 89 personnes (sur les 114) avaient reçu des résultats de DGFe présentant des anomalies : parmi elles, 39 (sur les 89) avaient un DFGe compris entre 45 et 59 mL/min/1,73 m2 et 10 avaient un DGFe compris entre 30 et 40 mL/min/1,73 m2. Par ailleurs, 15 personnes (sur les 220) présentaient une protéinurie (taux de protéine excessif dans leurs échantillons d’urine). Il est à noter que si les résultats révélaient une UPCR ou un DFGe anormaux, on demandait aux patients d’apporter des changements (exemple : cesser la consommation de suppléments protéinés ou cesser l’usage de drogues récréatives), avant de passer un second test. Si les valeurs se normalisaient, les médecins conseillaient alors aux patients de poursuivre la PrEP ou bien de la prendre à la demande plutôt que quotidiennement, si les problèmes persistaient. Les effets secondaires étaient caractérisés par des maux de tête, des nausées, des éruptions cutanées et des diarrhées. Ceux-ci étaient quand même légers et avaient tendance à s’atténuer avec l’utilisation de la PrEP à travers le temps. Il faut savoir qu’il existe une alternative au Truvada, c’est le Descovy, qui comprend deux médicaments anti-VIH : le TAF (ténofovir alafénamide) et le FTC (emtricitabine). Le TAF est une prodrogue du ténofovir diphosphate qui a la particularité d’avoir une concentration beaucoup moins importante que sa forme disoproxil fumarate (TDF) .
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