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Articles scientifiques sous la loupe
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Articles scientifiques sous la loupe
15 mai 2022
L’avènement et l’instauration de la thérapie antirétrovirale a réussi à améliorer la santé et l’espérance de vie des PVVIH. Cependant, une étude s’est penchée sur le problème de déficience en testostérone au sein de cette population (ou hypogonadisme masculin, HM), qui est apparemment un problème courant, malgré l’avènement de la thérapie antirétrovirale. L’équipe de recherche en question (Lachâtre, M., & al., 2022, AIDS) a analysé (entre 2013 et 2016) des échantillons de sang provenant de 231 personnes séropositives pour le VIH suivant une TAR, avec charge virale indétectable. Dans le cadre de cette étude, effectuée dans deux hôpitaux français, l’HM a été défini comme une concentration moyenne de testostérone libre (TL) inférieure à 70 pg/ml, ce qui signifie une déficience en testostérone (cf. équation de Vermeulen). Pour information, il existe trois types de testostérone : la testostérone liée à la SHBG (Sex Hormone Binding Globulin), la testostérone faiblement liée à l’albumine et la testostérone non liée (ou libre). L’évaluation des participants s’est effectuée via des entrevues, des questionnaires validés sur la dépression et la qualité de vie, des examens physiques, des prélèvements de sang ainsi que des examens radiographiques pour déterminer leur composition corporelle. Par exemple, l’Index international de la fonction érectile (IIEF-5), l’Échelle de dépression de Hamilton (HAM-D) et le questionnaire AMS (Aging Male Symptoms) ont été utilisés pour évaluer la fonction érectile, la dépression et la qualité de vie respectivement. Les prélèvements de sang avaient lieu entre 7h et 9h le matin, à un moment de la journée où les taux de testostérone sont les plus élevés.
78 % des participants étaient issus de la communauté HARSAH et avaient une charge virale supprimée depuis au moins trois ans ainsi qu’un compte moyen de cellules CD4+ de 630 cellules/mm3. Le principal résultat a révélé ceci : 8,7 % des participants (20 patients) ont présenté un taux de testostérone libre (TL) inférieur à 70 pg/ml, ce qui signifie une déficience en testostérone chez près de 9 % des participants de l’étude. De même que la concentration de testostérone totale (TT) était faible, à savoir inférieure à 348 ng/dL chez neuf patients (3,9 %). Aussi, 50 % des participants se plaignaient de dysfonction érectile et d’une baisse de leur qualité de vie. Le tiers d’entre eux souffraient de dépression. Dans une analyse multivariée, les facteurs de risque pouvant prédire l’HM étaient : un âge supérieur à 43 ans, un taux d’adiposité supérieur à 19 % et un traitement incluant de l’Efavirenz. Selon les auteurs de cette étude, la prévalence d’HM de près de 9 % qui a été observée ici est le double de ce qui peut se trouver normalement dans la population générale.
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