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Articles scientifiques sous la loupe
Données épidémiologiques

Articles scientifiques sous la loupe
20 janvier 2023
Une étude conduite par Harrison, L. B., & al. (Annals of Internal Medicine, 2022) a tenu à caractériser l’épidémie de variole simienne qui s’est produite récemment à Montréal (2022), la première aussi large à survenir en Amérique du Nord. Les données reliées aux cas (probables ou confirmés) de variole simienne provenant de cette éclosion ont été collectées entre le 1er mai et le 18 octobre 2022 et ont été utilisées par la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal afin d’en ressortir les faits saillants. En résumé, au 18 octobre 2022, 402 cas de variole simienne ont été rapportés principalement parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH). Tous les génomes analysés (par analyse phylogénétique) faisaient partie de la lignée B.1 du virus de la variole simienne (du clade ou souche IIb) en question. La DRSP a travaillé de manière proche avec les communautés affectées afin de contrôler l’éclosion, devenant de fait la première juridiction à offrir une première dose du vaccin MVA-BN® (vaccin antivariolique – virus modifié de la vaccine Ankara–Bavarian Nordic®), pour les personnes à risque au début du mois de juin 2022. Deux pics ont été observés très tôt en juin et en juillet (43 et 44 cas par semaine, respectivement), suivis d’une stabilisation puis d’un déclin proche de la résolution de l’éclosion en octobre. L’âge médian des personnes présentant une infection était de 37 ans, 97,5 % d’entre elles étant des hommes et cinq en situation d’itinérance. Presque tous les patients ont contracté l’infection via contact sexuel. Il y a eu 47 cas parmi les travailleurs de la santé, mais il n’y a eu aucune preuve démontrant que l’acquisition s’était produite à la suite d’une exposition professionnelle ou bien qu’il y avait eu une transmission aux patients. À date, il n’y a aucune preuve de transmission dans les refuges pour sans-abri à Montréal. Au niveau des caractéristiques cliniques, la plupart des patients présentaient des lésions cutanées, alors que certains n’en ont rapporté aucune à aucun moment de la collecte des données (13 sur 402, soit 3 %). Les lésions étaient généralement localisées au niveau des parties génitales (46 %), aux extrémités (39 %) et au niveau de la région péri-anale (36 %). Les lésions palmaires et plantaires ont été rapportées dans 26 % et 16 % des cas, respectivement. Des symptômes autres que des lésions cutanées ont été observés dans 85 % des cas et la lymphadénopathie a été observée dans 64 % des cas étudiés. Les symptômes rapportés les plus courants étaient : la fatigue (59 %), la fièvre (53 %) et les maux de tête (51 %). Des maux de gorge et des douleurs ano-rectales ont aussi été observés dans 35 % et 30 % des cas, respectivement.
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Illustration (crédit) : NIAID / Source : Monkeypox Virus
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