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Articles scientifiques sous la loupe
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Articles scientifiques sous la loupe
1 décembre 2022
Offrir le dépistage et le traitement de l’hépatite C au sein des centres communautaires de traitement de dépendances aux drogues et à l’alcool a mené à de hauts taux de dépistage et de traitement parmi les utilisateurs de drogues par injection (UDI), ainsi qu’à de hauts taux de guérison, selon ce qui a été rapporté au cours du dernier Congrès annuel de l’AASLD (Liver Meeting, 4-8 novembre, 2022, Washington DC – abrégé 49). Le projet ITTREAT (Integrated community-based Test – stage – TREAT) est un modèle de dépistage et de traitement de l’hépatite C basé dans un centre appelé « Substance Misuse Service » (SMS) à Brighton (Royaume-Uni). Le projet a été implanté en 2013 et fournit le dépistage de l’hépatite C (test d’anticorps anti-VHC et test d’ARN-VHC), le Fibroscan, des traitements par antiviraux à action directe (AAD) ainsi qu’un traitement de substitution aux opiacés. Tous les services sont offerts dans la communauté par une infirmière spécialiste en hépatite C qui est justement basée sur un site familier aux UDI. Les personnes qui requièrent ou nécessitent un traitement par AAD peuvent se faire livrer les médicaments chez eux ou venir les chercher sur place.
Les résultats cliniques concernent 765 utilisateurs de service, dont 94 % d’entre eux ont consenti à se faire tester entre 2013 et 2021. 34 % étaient des UDI en consommation au moment de l’étude (55% recevaient un traitement par agonistes opioïdes ou TAO), 55 % vivaient en situation d’itinérance et 39 % avaient un trouble lié à la consommation d’alcool. En tout, 53 % des 765 patients ont été testés positifs à l’ARN-VHC et 75 % d’entre eux avaient reçu un traitement (majoritairement avec des AAD). Le suivi du traitement a été fortement associé à la consommation d’alcool (OR = 2,57), à un diagnostic psychiatrique (OR = 2,75) et à une fibrose de stade F4 (OR = 3,24). Les personnes qui pratiquaient la consommation de drogues par injection au moment de l’étude étaient significativement moins sujettes à démarrer le traitement que celles qui n’en consommaient pas (OR = 0,52). De toutes celles qui avaient reçu le traitement par AAD (280), 86 % ont réussi à guérir du VHC. La réponse virologique soutenue (RVS) n’a été affectée ni par la cirrhose, ni par le génotype ni par l’un des facteurs démographiques (itinérance, consommation de drogues par injection au moment de l’étude, diagnostic psychiatrique). Bien que la prévalence d’une consommation de drogues injectables en cours et l’itinérance se soit accrue durant la période 2017-2021 en comparaison avec la période 2013-2017, il n’y avait pas de différences significatives dans les taux de guérison. Les seuls facteurs qui ont significativement réduit la probabilité de guérison étaient une adhésion de moins de 80 % et le fait de ne pas suivre de TAO.
Pour consulter le résumé de l’AASLD, cliquer sur ce lien.
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