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Articles scientifiques sous la loupe
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Articles scientifiques sous la loupe
20 janvier 2023
Les personnes guéries d’une infection au virus de l’hépatite C (VHC) à l’aide d’une thérapie faite à base d’antiviraux à action directe (AAD) présentent un risque beaucoup moins élevé de cancer du foie. La probabilité de développer un cancer du foie après un traitement réussi décline avec le temps (voir Vutien, P., & al., 2022), mais certaines personnes restent à risque et devraient bénéficier d’un dépistage, plus spécifiquement celles présentant une cirrhose du foie, selon ce que les chercheurs ont rapporté lors du dernier Congrès annuel de l’AASLD (Liver Meeting, 4-8 novembre, 2022, Washington DC – abrégé 1280). Dans cette étude, Janjua, N., & al., du British Columbia Centre for Disease Control (Canada) ont évalué les effets de la réponse virologique soutenue (RVS) sur l’incidence du CHC parmi les individus traités avec AAD, avec ou sans cirrhose. Les auteurs ont analysé les données issues de la « British Columbia Hepatitis Testers Cohort », une cohorte qui regroupe environ 1,5 million de personnes testées pour le VHC et le VIH dans la province de la Colombie-Britannique. Le principal résultat clinique mesuré ici a été le diagnostic posé d’un CHC à la suite d’un traitement du VHC. Les individus traités avec AAD ont été appariés avec des individus présentant un VHC mais n’ayant jamais reçu de traitement.
Un total de 10 118 personnes traitées avec AAD et 10 118 personnes non traitées appariées ont été suivies sur un temps moyen de 1,9 et 1,7 an respectivement. Sur toutes les personnes traitées, 97 % ont atteint la RVS. Le taux d’incidence du CHC était de 5,7 cas pour 1000 personnes-années parmi les personnes qui ont atteint la RVS (ou traitées avec AAD et guéries), en comparaison avec 58,6 cas parmi les personnes qui ont été traitées mais pas guéries et 12,7 cas parmi les individus non traités – voir graphique ci-dessous tiré de l’article. Dans tous les groupes, l’incidence du cancer du foie était plus élevée chez les personnes qui avaient évolué vers une cirrhose (20,5, 187,2 et 53,5 cas pour 1000 personnes-années, respectivement). Dans l’analyse multivariée qui a été effectuée, la RVS (ou groupe de personnes traitées avec AAD et guéries) a été associée à une réduction importante du CHC en comparaison avec le groupe non traité, et cet effet était même plus fort parmi les personnes qui ne présentaient pas de cirrhose au moment du traitement. Les rapports de risque (RR) pour les individus ayant atteint la RVS vs. ceux sans RVS étaient de 0,39 et 3,79 respectivement, et de 0,31 et 3,66 pour les individus ayant atteint la RVS sans cirrhose vs. avec cirrhose, respectivement.
Lire l’abrégé de la présentation (Liver Meeting 2022) en cliquant sur ce lien.

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