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Articles scientifiques sous la loupe
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Articles scientifiques sous la loupe
8 juillet 2022
Avec les années puis les décennies, l’hépatite B ou C chronique, la stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD, en anglais) et la consommation excessive d’alcool peuvent mener à de sérieuses complications, incluant une cirrhose, un cancer du foie et la nécessité d’avoir recours à une transplantation du foie. Cependant, les effets cumulatifs de ces différents facteurs ne sont pas bien compris. Bin Wu, de l’Université Sun Yat-Sen en Chine et ses collègues (Abassa, K.-K., & al., BMC Gastroenterology, 2022) ont analysé des résultats cliniques issus de plusieurs patients vivant avec une cirrhose du foie. Cette étude a été réalisée et créée pour évaluer en fait les effets de l’alcool chez des patients cirrhotiques. L’étude en question incluait 22 287 participants diagnostiqués avec une cirrhose du foie pour une première fois durant la période allant de janvier 2010 à décembre 2019. La plupart des participants (84 %) étaient des hommes et avaient 52 ans en moyenne. Les participants cirrhotiques ont été divisés en cinq catégories basées selon la cause de la cirrhose (étiologie) : le groupe VHB (virus de l’hépatite B, avec 18 079 patients), le groupe HA (hépatopathie alcoolique, avec 1652 patients), le groupe VHB + HA (avec 1594 patients), le groupe VHC (virus de l’hépatite C, avec 682 patients) et le groupe VHC + HA (avec 280 patients).
Selon les résultats, il y avait plus de personnes (28 %) du groupe HA + VHB présentant une maladie du foie sévère que dans le groupe avec VHB seul (19 %). Par ailleurs, les patients présentant une HA avaient un score MELD plus élevé en comparaison avec les patients avec VHB et les patients avec VHC – respectivement 11,4 vs. 9,2 vs. 7,3. De manière similaire, le pourcentage de patients avec un score MELD supérieur ou égal à 18 était plus élevé dans le groupe HA en comparaison avec les groupes VHB et VHC – respectivement 24,3 % vs. 18,5 % vs. 7,3 %. De plus, le score MELD moyen du groupe HA + VHB surpassait celui du groupe VHB – soit 11,1 vs. 9,2, tout comme le score MELD du groupe HA + VHC surpassait celui du groupe VHC – 10 vs. 7,3. De la même manière, les proportions de patients avec un score MELD supérieur ou égal à 18 étaient supérieurs dans le groupe HA + VHB en comparaison avec le groupe VHB – 24,1 % vs. 18,5 %, et aussi le groupe HA + VHC en comparaison avec le groupe VHC – 13,1 % vs. 7,6 %. Une régression logistique multivariée a estimé le risque de CHC dans le groupe HA + VHB de 2,01 fois supérieur au groupe VHB. De façon similaire, le risque de CHC dans le groupe HA + VHC a été estimé à 2,61 fois supérieur au groupe VHC. Résultat important de l’étude : la proportion de CHC diminuait avec la durée d’abstinence à l’alcool. En effet, chez les patients avec une période d’abstinence de plus de 10 ans, le risque a été estimé à 0,27 dans le groupe HA, 0,01 dans le groupe HA + VHB et de 0,10 dans le groupe HA + VHC.
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