Cette étude (Périnet, S., & al., RMTC, 2025), publiée par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), avait pour but de fournir les premières estimations nationales de la prévalence du virus de l’hépatite B (VHB) et de la méconnaissance de son infection, et d’actualiser les estimations de l’incidence et de la prévalence du virus de l’hépatite C (VHC) et de la méconnaissance de son infection au sein de la population générale et de certaines populations clés au Canada pour l’année 2021.
Voici les points saillants de l’étude :
- La prévalence de l’hépatite B chronique au sein de la population générale a été estimée à 0,68 % ou 262 000 personnes à la fin de 2021, dont 42,5 % ignoraient qu’elles vivaient avec une infection chronique. Parmi les populations clés, la prévalence estimée la plus élevée était de 4,2 % chez les personnes immigrantes provenant de pays où le VHB est courant (prévalence de l’AgHBs ≥ 2 %), suivies des GBHARSAH (hommes gais, bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes) avec 1,4 %, et des personnes incarcérées dans des prisons fédérales (0,28 %).
- La prévalence de l’hépatite C chronique est quant à elle estimée à 0,56 %, soit 214 000 personnes à la fin de 2021, dont 41,5 % ignoraient leur infection (104 000 personnes). Au sein des populations clés, la proportion la plus importante de personnes ignorant leur infection était observée parmi les personnes UDI, soit 49,9 %, suivies des personnes incarcérées dans des prisons fédérales, dont la proportion s’établissait à 32,7 %. Au sein des populations clés, les PUDI dans les douze derniers mois et les personnes qui avaient déjà utilisé des drogues par injection affichaient la prévalence estimée la plus élevée, soit 36,9 % et 18,1 %, respectivement. On estime à 8212 le nombre de séroconversions au VHC (nouvelles infections par le VHC) qui ont eu lieu en 2021 au Canada, ce qui correspond à un taux d’incidence annuel de 21,47 pour 100 000 habitants.
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