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Une étude rapporte une plus faible incidence de l’hépatite C après l’accès élargi aux AAD chez les HARSAH prenant la PrEP

Les hommes gais et bisexuels (ou hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, HARSAH) utilisant la prophylaxie pré-exposition au VIH (PrEP) présentent un risque accru aux infections transmissibles sexuellement. Le risque de contracter le virus de l’hépatite C chez les utilisateurs de PrEP est cependant moins clair. Dans cette étude (Traeger, M. W., & al., Open Forum Infectious Diseases, 2023), les chercheurs ont exploré la prévalence et l’incidence du VHC au sein de cohortes d’HARSAH utilisateurs de PrEP. Il s’agissait d’une revue systématique et d’une méta-analyse d’études ouvertes portant sur la PrEP effectuées jusqu’en avril 2022, rapportant justement la prévalence du VHC au démarrage de l’étude ou l’incidence du VHC durant le suivi effectué chez les participants HARSAH utilisant la PrEP. Les études étaient prises en considération dans l’analyse si elles rapportaient des données sur l’incidence ou la prévalence de l’hépatite C parmi les hommes utilisant la PrEP-VIH (quotidienne ou sur demande). En effet, afin d’être prises en considération, les études devaient rapporter l’un des critères d’évaluation principaux comme : la prévalence des anticorps anti-VIH (à l’initiation de la PrEP ou démarrage de l’étude), la prévalence d’ARN-VHC (à l’initiation de la PrEP ou au démarrage de l’étude) ou l’incidence de l’hépatite C (taux d’incidence de l’hépatite C pour 100 PA ou incidence cumulative de l’hépatite C pendant l’utilisation de la PrEP). La prévalence combinée et les estimations d’incidence ont été calculées en utilisant une méta-analyse à effets aléatoires. Les études ont été catégorisées selon si elles ont démarré avant ou après l’accessibilité aux AAD (accès sans restriction).

Incidence plus élevée avant l’accès élargi

D’après les résultats, 24 études réalisées dans neuf pays ont été sélectionnées, rapportant un échantillon total de 24 733 HARSAH. La prévalence d’anticorps anti-VHC combinée au démarrage de l’étude était de 0,97 %, (1,75 % pour les études faites avant l’accès élargi aux AAD et 0,62 % pour celles qui ont été effectuées après) et la prévalence d’ARN-VHC combinée en début d’étude était de 0,38 % (0,97 % pour les études qui ont démarré avant l’accès élargi aux AAD et 0,23 % pour celles qui ont démarré après). Parmi les 19 études rapportant l’incidence du VHC, l’incidence allait de 0 à 2,93 pour 100 personnes-années (PA) ; l’estimation combinée était de 0,83 pour 100 PA. L’incidence du VHC était plus élevée pour 12 études qui avaient commencé le suivi avant l’accès élargi aux AAD – à savoir 1,27 pour 100 PA, que les huit autres études qui avaient commencé leur suivi chez des patients après l’accès élargi aux AAD – à savoir 0,34 pour 100 PA. Aussi, l’incidence du VHC était plus élevée en Europe qu’en Amérique du Nord et en Australie. En conclusion, selon les auteurs, dans les contextes où à la fois les AAD et la PrEP ont été mises en place à large échelle, les études ont rapporté une plus faible incidence du VHC chez les HARSAH.

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