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ASPC – Décès attribuables à une toxicité aiguë liée à une substance au Canada de 2016 à 2017 : examen des dossiers des coroners et des médecins légistes

Le rapport intitulé « Décès attribuables à une toxicité aiguë liée à une substance au Canada de 2016 à 2017 : examen des dossiers des coroners et des médecins légistes », a récemment été publié par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) en décembre 2022 dernier – voir sur le lien en bas de l’article pour le consulter. Celui-ci offre un aperçu des résultats d’un examen de dossiers pour les enquêtes des coroners et médecins légistes des personnes décédées en raison d’une toxicité aiguë liée aux substances au Canada entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2017. Les résultats de ce rapport fournissent des données contextuelles additionnelles sur les personnes décédées des suites d’une toxicité aiguë, données qui ne sont pas disponibles actuellement au niveau national – voir carte ci-dessous.

Voici quelques données qui ont été extraites du rapport :

  • 9414 personnes sont décédées des suites d’une toxicité aiguë relative à une substance, soit 4 164 personnes en 2016 et 5 247 personnes en 2017.
  • 70% des personnes décédées étaient des hommes et 30 % des femmes.
  • 12 personnes sont décédées chaque jour en moyenne en raison d’une toxicité aiguë en 2016 et en 2017. Le nombre de décès par jour a varié entre 2 et 30.
  • En 2016 et 2017, la plus grande proportion de personnes décédées vivait en Ontario (32 %), mais la Colombie-Britannique était la province avec le taux de mortalité ajusté selon l’âge le plus élevé (au moins 25,2 décès pour 100 000 habitants).
  • La majorité des personnes décédées en raison d’une toxicité aiguë liée à une substance avaient des antécédents de consommation de drogues ou d’alcool (au moins 81 %) et au moins 14 % avaient des antécédents d’épisode non mortel de toxicité aiguë.
  • Le mode de consommation apparent rapporté le plus souvent a été la voie orale (au moins 18 %), suivie par l’injection (au moins 14 %), fumer (au moins 10 %) et l’insufflation nasale ou intranasale (« sniffer », au moins 8 %).
  • Les stimulants, les opioïdes non liés au fentanyl et les opioïdes fentanyl ont été les types de substances les plus fréquemment identifiés comme étant à l’origine du décès.