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(TLM 2022) Carcinome hépatocellulaire : les risques diminuent avec le temps après une RVS

On sait que l’éradication du VHC est associée à une réduction du risque de CHC. Cependant, ce n’est pas clair si ce niveau de risque change à mesure que l’on s’éloigne du moment de la guérison, plus spécifiquement pendant les suivis à long terme. La plupart des études réalisées jusqu’à maintenant ont en effet regardé le développement des cancers du foie sur une courte période de temps, à la suite d’un traitement contre l’hépatite C. Ici, dans une étude qui a été présentée lors du dernier Congrès annuel de l’AASLD (Liver Meeting, 4-8 novembre, 2022, Washington DC, Vutien, P., & al.), les chercheurs ont tenté de déterminer si le risque de développer un CHC pouvait décliner avec le temps à mesure que l’on s’éloignait du moment de la RVS atteinte. Cette analyse incluait 75 965 personnes présentant un VHC, prises en charge par le système de santé de la US Veterans Affairs (Département des Anciens combattants des États-Unis), qui avaient atteint la RVS et qui n’avaient pas développé de CHC avant le 1er janvier 2018 – ils ont été suivis jusqu’en 2020. A été aussi évaluée l’association existante entre le temps écoulé depuis la RVS (1-2, 2-4 et sup. à 4 ans) et le risque de développer un CHC. Les analyses ont été stratifiées selon le statut cirrhotique au moment de l’entrée dans l’étude. D’après les résultats, la plupart des patients étaient des hommes avec un âge moyen de 65 ans et un peu plus du quart d’entre eux vivaient avec une cirrhose du foie. En tout, 547 participants ont développé un cancer du foie pendant la période de suivi, mais le risque était plus élevé pour les personnes avec une cirrhose, selon ce qu’ont rapporté les chercheurs. Parmi les individus avec cirrhose, l’incidence du CHC était plus élevée pour ceux qui avaient atteint le RVS 1-2 années auparavant (2,71 cas pour 100 personnes-années) que pour ceux qui avaient été guéris 2-4 années, 4-6 années ou > 6 années auparavant (2,11 cas, 1,65 cas et 1,68 cas, respectivement). Après ajustements, les personnes qui avaient été guéries il y a 2-4 ans et > 4 ans étaient 21 % et 38 % moins à risque, respectivement, de développer un CHC en comparaison avec celles qui avaient été guéries il y a 1-2 ans. Parmi les personnes sans cirrhose, cependant, il n’y avait pas d’association significative entre le risque de CHC et le temps écoulé depuis la RVS. Pour les personnes avec cirrhose, le risque de CHC diminuait alors que le temps augmentait après une RVS, mais le risque semblait atteindre le point le plus bas à six ans, selon les chercheurs.

Pour accéder à l’abrégé de la présentation (AASLD), cliquer sur ce lien.