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Alberta : prévalence de la coinfection VHC/syphilis chez des patientes enceintes testées lors d’un projet pilote de dépistage du VHC

La province de l’Alberta offre un programme de dépistage prénatal (the Alberta Prenatal Screening Program) qui cible spécifiquement les infections suivantes : le VHB, le VIH, la rubéole, la syphilis et la varicelle. Il faut savoir que ce programme est bien implanté et s’effectue généralement lors des trois premiers mois de la grossesse – environ 97 % des femmes enceintes se soumettent à ce dépistage. Ceci dit, il y a eu des discussions récentes sur la possibilité d’effectuer aussi un dépistage du VHC, du fait que la crise des opioïdes a engendré une augmentation des cas d’hépatite C chez les jeunes femmes en âge de procréer. Par ailleurs, depuis 2015, l’Alberta est soumise à une éclosion de syphilis (éclosion toujours actuelle) et la province a enregistré un nombre sans précédent de cas de syphilis infectieuse chez les femmes enceintes – la proportion de cas pendant les grossesses est passée de 0 % en 2014 à 15 % en 2020 (voir le rapport de surveillance RMTC, 2022). En février 2020, une équipe de recherche (Thompson, L. A., & al., 2023, Canadian Liver Journal) a alors décidé d’ajouter le dépistage du VHC à ce programme dans un projet pilote qui a duré 21 mois. L’équipe a pu constater qu’au cours du programme pilote, sur plus de 50 000 patientes testées, 87 personnes enceintes présentaient une infection au VHC, et 19,5 % d’entre elles (soit 17) avaient aussi la syphilis. Aucune de ces patientes présentant une coinfection n’étaient porteuses du VHB ou du VIH, et, de plus, le taux de syphilis était nettement plus élevé dans la cohorte VHC que dans la cohorte VIH et VHB. Les données suggèrent donc qu’il existe une sous-population spécifique hautement vulnérable à contracter à la fois le VHC et la syphilis, selon les auteurs. D’après les observations, la majorité des personnes présentant une hépatite C et une syphilis concomitantes étaient âgées de 26 à 30 ans et vivaient à Edmonton ou dans les environs tandis que près de la moitié de ces patientes vivaient dans des quartiers à faible revenu.

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