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Articles scientifiques sous la loupe
4 novembre 2022
L’administration de trois doses du vaccin contre le virus de l’hépatite B (VHB), HEPSILAV-B, a réussi à protéger entièrement des adultes vivant avec le VIH (AVVIH) qui n’avaient jamais été vaccinés auparavant contre le VHB ou infectés par ce virus, selon les résultats d’une étude présentée lors de la conférence « IDWeek » qui s’est déroulée du 19 au 23 novembre dernier, à Washington DC, aux États-Unis (ACTG A5379). Le VHB se transmet en premier lieu via le contact sexuel et le partage de seringues contaminées. Il mène à une infection à l’hépatite B chronique et peut aussi conduire à une maladie hépatique progressive. Les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), incluant celles qui suivent une thérapie antirétrovirale (TAR), sont plus à risque de développer une maladie reliée au foie et de décéder des suites de cette maladie, lorsqu’elles sont coinfectées par le VHB. De plus, les PVVIH sont aussi moins sujettes à produire une réponse immunologique protectrice à la suite d’une vaccination contre le VHB. Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC – Centers for Disease Control and Prevention), 10% des AVVIH aux États-Unis vivent aussi avec le VHB.
Une étude menée par Sherman, K. E. et Marks, K., a testé l’administration de trois doses du vaccin HEPSILAV-B chez 68 AVVIH recrutés depuis 38 sites localisés aux États-Unis, en Afrique du Sud et en Thaïlande – tous les participants suivaient une TAR (avec un compte de CD4 > 100 cell/mm3 et une concentration d’ARN-VIH < 1000 copies/mL). À la suite d’une dose initiale (à semaine 0 ou S0) de 0,5 mL du vaccin HEPSILAV-B administré en injection intramusculaire, les participants à l’étude ont ensuite reçu deux autres doses additionnelles aux semaines 4 (S4) et 24 (S24). L’objectif de cette partie de l’étude était d’évaluer la réponse des anticorps anti-VHB (sup. ou égale à 10 mIU/mL) à S28 (défini comme une séroprotection contre le VHB) et d’évaluer la sécurité du vaccin. Selon les résultats, tous les participants (100 %) ont atteint la séroprotection, avec 88 % d’entre eux qui ont présenté des niveaux d’anti-VHB plus élevés que 1000 mIU/mL. Huit semaines après la deuxième dose (à S12), 94,4 % des participants avaient déjà atteint la séroprotection et ce pourcentage était ensuite monté à 98,5 % à S24 juste avant l’administration de la troisième dose. Les effets secondaires les plus courants étaient généralement reliés à une douleur au niveau du site d’injection du vaccin, un malaise, de la fatigue, des douleurs musculaires et des maux de tête.
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