Le papillomavirus humain ou virus du papillome humain (VPH), l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente, est responsable de cancers du col de l’utérus, de la cavité orale, de l’anus ainsi que d’autres localisations.
Selon une étude menée par Kreimer, A. R., & al., (NEJM, 2025) :
- une dose unique du vaccin contre le VPH confère une protection comparable à celle du schéma standard actuellement recommandé à deux doses;
- ces résultats suggèrent que des schémas vaccinaux à dose unique pourraient prévenir efficacement l’infection par le VPH et les cancers qui y sont associés, en particulier le cancer du col de l’utérus.
Un essai clinique financé par les National Institutes of Health (NIH) – voir communiqué, a comparé l’administration d’une dose unique de vaccin contre le VPH à un schéma vaccinal à deux doses. L’essai a inclus plus de 20 000 adolescentes âgées de 12 à 16 ans au Costa Rica, recrutées entre novembre 2017 et février 2020. Les chercheurs ont également estimé la prévalence du VPH chez plus de 3000 femmes et adolescentes non vaccinées.
Les participantes ont été randomisées pour recevoir une dose unique de l’un de deux vaccins contre le VPH, tous deux utilisés en pratique clinique depuis près de 20 ans, à savoir :
- un vaccin « bivalent » ciblant deux génotypes du VPH, les VPH16 et VPH18, responsables de plus de 77 % des cancers du col de l’utérus dans le monde;
- un vaccin « nonavalent » ciblant neuf génotypes, plus précisément les génotypes VPH16 et VPH18, ainsi que cinq autres génotypes oncogènes et deux génotypes responsables des condylomes génitaux.
Six mois après la première dose, la moitié des participantes a reçu une deuxième dose du même vaccin. L’autre moitié a reçu, en tant que contrôle, un vaccin contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche. Les adolescentes âgées de 15 ans et plus ont ensuite été dépistées tous les six mois pendant cinq ans afin d’identifier de nouvelles infections par le VPH.
Pour les deux vaccins, une dose unique a conféré une protection contre les infections cervicales persistantes à VPH. Cette protection n’était pas statistiquement inférieure à celle observée avec les deux doses. Les infections persistantes étaient définies comme des infections durant au moins six mois, observées sur deux visites de suivi consécutives. En comparant les taux d’infection observés dans l’enquête de prévalence et dans les groupes de l’essai clinique, l’équipe de recherche a estimé l’efficacité de chaque combinaison vaccin–schéma posologique. Dans tous les cas, les vaccins ont montré une efficacité d’au moins 97 % pour la prévention des infections persistantes par les VPH16 et VPH18.
Voir le communiqué du NIH.
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