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Articles scientifiques sous la loupe
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Articles scientifiques sous la loupe
7 septembre 2022
Il y aurait un million de personnes vivant avec le VHC (PVVHC) qui seraient coinfectées au VIH – or, il faut savoir que les patients coinfectés VIH/VHC montrent une progression accélérée des maladies du foie et des décès. Le concept de micro-élimination de l’hépatite C a été proposé afin de mener des tests diagnostics et de procurer des traitements au sein de sous-groupes de population spécifiques tels que les personnes incarcérées, les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH) ou les personnes qui utilisent des drogues par injection (PUDI), et ce, dans les réseaux de personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Malheureusement, l’objectif d’élimination de l’hépatite C (l’Organisation mondiale de la santé s’est fixée comme objectif l’élimination de l’hépatite C d’ici 2030, qui se définit par une réduction de 90 % des nouveaux cas d’infection et de 60% des décès reliés au VHC) pourrait être compromis par une haute incidence de réinfection au VHC après un traitement réussi. Cette méta-analyse (Wan, Z., & al., 2022, Frontiers in Public Health) visait à évaluer le taux de réinfection au VHC après un traitement réussi au sein d’une population d’HARSAH coinfectée au VHC/VIH-1. Des bases de données bibliographiques (PubMed, EMBASE, Medline, and Web of Science) ont été consultées et un modèle à effet aléatoire a été utilisé afin de calculer le taux de réinfection au VHC combiné. Dix études ont été menées en Europe, trois études en Amérique du Nord, deux en Océanie et une en Asie. Le VHC traité par AAD a été observé dans cinq études alors que six études traitaient de personnes traitées par interféron pégylé plus ribavirine.
D’après les résultats apportés, au total, 16 études regroupant 3885 personnes et 9017,2 personnes-années (PA) de suivi ont été incluses. Le taux global de réinfection au VHC suivant un traitement réussi parmi les HARSAH infectés au VIH-1 était de 5,27 pour 100 PA – les chiffres variant de 2,54 à 15,2 pour 100 PA. Des taux de réinfection plus bas ont été observés dans les parties développées de l’Europe (5,28 pour 100 PA) et en Amérique du Nord (3,92 pour 100 PA). Selon les analyses réalisées sur les sous-groupes, les taux de réinfection parmi les individus présentant un intervalle de moins de six mois entre la RVS et le test de réinfection au VHC étaient significativement plus élevés (7,59 pour 100 PA) que ceux présentant un intervalle de dépistage de la réinfection de plus de six mois (2,88 pour 100 PA), avec un RR ajusté de 1,86. Ce résultat révèle donc qu’un intervalle de temps plus long peut éventuellement sous-estimer le taux de réinfection au VHC. La réinfection au VHC était influencée par de nombreux facteurs. Dans l’analyse des sous-groupes, il a été trouvé que les HARSAH traités par AAD présentaient un taux de réinfection de 3,32/100PA, alors qu’il était de 7,76/100 PA parmi ceux traités avec interféron pégylé plus ribavirine. Par ailleurs, en comparaison avec les premiers taux de réinfection au VHC, il a été trouvé dans trois études que les individus HARSAH coinfectés au VIH-1 avaient un deuxième taux de réinfection presque quatre fois plus élevé. En conclusion, cette étude a révélé un haut taux de réinfection parmi les HARSAH coinfectés au VIH-1 traités avec succès au VHC et a démontré que l’intervalle de temps pour un dépistage de réinfection au VHC représentait un facteur clé important qui pouvait significativement altérer l’estimation des taux de réinfection au VHC.
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