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Articles scientifiques sous la loupe
Données épidémiologiques

Articles scientifiques sous la loupe
4 décembre 2022
Les UDI plus jeunes qui ont présenté un épisode de consommation récente, étaient plus sujets à expérimenter une réinfection au VHC après avoir été guéris, mais ceux qui étaient traités pour des problème de santé mentale avaient un risque de réinfection plus faible, selon des résultats qui ont été présentés au dernier Congrès annuel de l’AASLD (The Liver Meeting, 4-8 novembre, 2022, Washington DC). Janjua, N., & al. du British Columbia Centre for Disease Control ont évalué les taux de réinfection au VHC parmi les personnes traitées avec des AAD. Les auteurs ont analysé les données issues de la « British Columbia Hepatitis Testers Cohort », une cohorte qui regroupe environ 1,5 million de personnes testées pour le VHC. Les chercheurs ont suivi les individus qui avaient été traités avec une thérapie antivirale et qui avaient atteint la RVS. Après atteinte de la RVS, l’obtention d’un test d’ARN-VHC subséquent positif était considéré comme une indicateur de réinfection au VHC. Sur un groupe de 8423 personnes qui avaient atteint la RVS, 65 % étaient des hommes et l’âge moyen était de 58 ans – près de 80 % étaient âgés de 50 ans et plus. Près de 20 % avaient eu un épisode d’injection de drogues récent (dans les trois dernières années), 17 % avaient eu un épisode d’injection de drogues plus lointain dans le temps et 63 % n’avaient pas utilisé de drogues par injection. Les chercheurs ont identifié 176 cas de réinfection au VHC sur près de 12 000 PA de suivi, pour un taux de réinfection global de 1,49 cas pour 100 PA. Mais ces résultats différaient en fonction de l’historique d’utilisation de drogues. En effet, les personnes avec une utilisation de drogues par injection récente avaient un plus haut taux de réinfection (4,39 cas pour 100 PA), en comparaison avec les personnes avec un historique d’utilisation de drogues par injection moins récente (1,04 cas) ou sans historique d’utilisation de drogues par injection (0,54 cas). L’incidence de la réinfection au VHC a augmenté avec le temps, atteignant 30 % pour les personnes avec un épisode d’utilisation de drogues par injection récent et 13 % pour les personnes avec un épisode datant d’il y a cinq ans. Par ailleurs, les chercheurs ont aussi réalisé que les personnes plus jeunes avec un épisode d’utilisation de drogues par injection récent étaient même à risque plus élevé pour une réinfection au VHC, à la suite d’une guérison (7,33 cas). Les individus qui utilisaient des opioïdes ou qui avaient une coinfection au VIH étaient aussi à risque plus élevé. D’autre part, les personnes traitées avec des antipsychotiques ainsi que celles qui suivaient un TAO avaient une plus faible probabilité de réinfection au VHC.
Pour consulter le résumé de l’AASLD, cliquer sur ce lien.
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