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Articles scientifiques sous la loupe
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Articles scientifiques sous la loupe
8 juin 2022
Aux Pays-Bas, la transmission du VHC se produit essentiellement chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH). Grâce à un diagnostic précoce et à l’administration d’un traitement immédiatement après, la micro-élimination du VHC au sein des HARSAH peut-être une cible à portée de main. En collaboration avec la communauté principalement affectée, les chercheurs de cette étude (Prinsenberg, T., & al., Journal of Viral Hepatitis, 2022) ont développé un service de commande en ligne d’autodépistage (projet « NoMoreC »). Ce site Web, qui ciblait spécifiquement la communauté HARSAH, offrait de l’information sur le VHC (en néerlandais et en anglais) et combinait à la fois une auto-évaluation des risques et la possibilité d’effectuer un test d’ARN du VHC (ARN-VHC) anonyme. Dans l’outil d’auto-évaluation, six facteurs de risque ont été considérés : les relations sexuelles anales réceptives non protégées (sans condom) pratiquées au cours des six derniers mois, le partage de jouets sexuels effectué au cours des six derniers mois, le fisting pratiqué sans gants au cours des six derniers mois, l’injection de drogues au cours des 12 derniers mois, le partage de paille pour l’inhalation des drogues au cours des 12 derniers mois et enfin la déclaration d’une infection transmissible sexuellement et par le sang (ITSS) (syphilis, herpès génital ou infection à Lymphogranuloma venereum). Ce service a été rendu accessible aux Pays-Bas de février 2018 jusqu’à décembre 2020 et a été lancé grâce à une campagne de promotion faite sur les sites de rencontre ou directement sur le terrain par des bénévoles travaillant dans la communauté.
Population cible rejointe avec succès
Selon les résultats rapportés, la page du site Web offrant l’information à propos du dépistage a été visitée par 3401 utilisateurs uniques, parmi lesquels : 2250 ont utilisé l’outil d’auto-évaluation des risques du VHC, 152 ont acheté les tests de dépistage d’ARN-VHC, 104 ont utilisé le test et enfin, 101 ont présenté un diagnostic concluant (positif ou non). D’après les chercheurs, la population cible des HARSAH à risque a été rejointe avec succès avec 44,1 % des utilisateurs qui ont reçu un conseil pour aller se faire dépister. Le service de dépistage en ligne a montré une utilisation satisfaisante (6,8 %, soit 152 sur 2250) résultant en un très haut taux de tests d’ARN-VHC positifs (10,9 %, soit 11 sur 101) et était considéré comme acceptable et facile d’utilisation par la plupart des HARSAH. La majorité des répondants ont confié qu’ils avaient décidé de se faire dépister parce qu’ils voulaient s’assurer qu’ils étaient bien VHC-négatifs (61 % de répondants), ou bien parce qu’ils étaient préoccupés par le fait d’avoir possiblement contracté l’hépatite C (37 %). 25 % l’ont commandé parce que l’autodépistage sauvait du temps et 14 % des répondants voulaient avoir un kit de dépistage au cas où ils en auraient besoin dans le futur. Le projet a donc réussi à démontrer que le service en ligne de dépistage d’ARN-VHC à faire à la maison était utile et réaliste pour diagnostiquer l’infection au VHC parmi les HARSAH aux Pays-Bas. Ce service pourrait être une offre complémentaire à ajouter aux services de soins traditionnels afin de rejoindre les personnes difficilement joignables dans le cadre du dépistage du VHC.
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