La Dre Giada Sebastiani, professeure agrégée de médecine à l’Université McGill et hépatologue au Département de médecine de la Division de gastro-entérologie du CUSM, a été invitée à partager son point de vue dans un article du Journal de Montréal écrit par Hugo Duchaine consacrée à la stéatose hépatique non alcoolique. La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD), rebaptisée maladie hépatique stéatosique associée à un dysfonctionnement métabolique (MASLD), correspond à une infiltration graisseuse simple et sera, dès l’an prochain, la première cause de greffe du foie au pays, devant l’alcool et l’hépatite C, d’après ce qui est révélé dans l’article. À ce sujet, Giada Sebastiani prévient qu’ « on s’attend à un tsunami de cas de cirrhoses reliées au foie gras d’ici 2030 ». Elle ajoute qu’il est nécessaire de privilégier l’activité physique et d’adopter une alimentation faible en gras ou en sucre.
Pour rappel, la MASLD se caractérise en effet par l’accumulation excessive de lipides (ou triglycérides) dans les cellules du foie ou hépatocytes (on parle de stéatose du foie ou stéatose hépatique) qui n’est pas causée par la consommation d’alcool ou l’hépatite virale (stéatose hépatique non alcoolique) – normalement, un foie sain comporte très peu de graisses. Au fil du temps, les dépôts de graisse peuvent provoquer une inflammation (hépatite) et des dommages cellulaires (lésions des membranes cellulaires), pouvant alors entraîner des maladies cardiovasculaires et hépatiques – on parle dans ce cas de stéatohépatite non alcoolique (MASH, anciennement NASH).
Lire l’article du Journal de Montréal.
