Diversité de genre, HARSAH, itinérance, consommation de substances, santé mentale.
Cure, vaccination, réservoirs…
COVID-19, variole simienne, ITSS…
Articles scientifiques sous la loupe
Données épidémiologiques

Articles scientifiques sous la loupe
10 janvier 2024
Dans deux essais de phase 3, nommés DRIVE-FORWARD et DRIVE-AHEAD, visant à administrer une thérapie de première intention chez des adultes porteurs du VIH-1, la doravirine (DOR) a démontré une efficacité non inférieure, un profil de sécurité favorable et un profil lipidique supérieur au darunavir (DRV) et à l’éfavirenz (EFV) jusqu’aux 48e et 96e semaines (48S et 96S). Dans cette étude (Orkin, C., & al., The Lancet HIV, 2023), les chercheurs ont présenté cette fois les résultats après 192S. Les participants éligibles (âgés de ≥18 ans) étaient naïfs de tout traitement antirétroviral, présentaient une charge virale plasmatique du VIH-1 de 1000 copies/ml ou plus au moment du dépistage, sans résistance connue à aucun des médicaments testés dans cette étude et avaient une clairance de la créatinine de 50 ml/minute ou plus. L’essai DRIVE-FORWARD a été réalisé sur 125 sites répartis dans 15 pays afin de comparer la DOR (100 mg) avec le DRV « boosté » par du ritonavir DRV/r (100 mg de ritonavir avec 800 mg de DRV), chacun administré par voie orale une fois par jour en association avec deux inhibiteurs nucléosidiques ou nucléotidiques de la transcriptase inverse (INTI) – à savoir du fumarate de ténofovir disoproxil TDF (300 mg) avec de l’emtricitabine FTC (200 mg) ou du sulfate d’abacavir ABC (600 mg) avec de la lamivudine 3TC (300 mg). L’essai DRIVE-AHEAD a été mené quant à lui sur 126 sites répartis à travers 23 pays et avait pour but de comparer un régime à base de DOR (100 mg) / TDF (300 mg) / 3TC (300 mg) avec un régime à base de EFV (600 mg) / TDF (300 mg) / FTC (200 mg), tous administrés par voie orale une fois par jour. Le recrutement effectué pour l’essai DRIVE-FORWARD a été réalisé entre 2014 et 2020, tandis que celui effectué pour l’essai DRIVE-AHEAD a été réalisé entre 2015 et 2020. Après la phase en double aveugle de 96S, les participants éligibles pouvaient entrer dans une extension de l’étude en mode ouvert et, soit continuer avec la DOR, soit passer du comparateur à la DOR pour une période supplémentaire de 96S – jusqu’à 192S.
Selon les résultats, parmi les 1494 participants traités dans la phase en double aveugle (84 % d’hommes et 16 % de femmes), 550 ont continué avec la DOR et 502 ont basculé vers la DOR pendant la période d’extension. Une charge virale du VIH-1 inférieure à 50 copies/mL a été maintenue chez 457 (83 %) des 550 participants qui ont continué avec la DOR et chez 404 (80 %) des 502 participants qui ont basculé vers la DOR. Les échecs virologiques étaient peu fréquents, se produisant principalement avant 96S. Trois (< 1 %) des 550 participants qui ont continué avec la DOR et un (< 1 %) des 502 participants qui ont basculé vers la DOR ont interrompu le traitement en raison d’événements indésirables liés au médicament. Les participants qui ont continué ou basculé vers la DOR ont présenté en général des profils lipidiques favorables, peu de gain de poids et de légères diminutions des débits de filtration glomérulaire estimés (DFGe), sans arrêts dus à une augmentation de la créatinine ou à des événements indésirables rénaux. En conclusion, les résultats appuient l’utilisation de la DOR pour un traitement de première intention à long terme du VIH-1 et pour les adultes virologiquement supprimés changeant de traitement.
Pour consulter l’article d’origine, cliquer sur ce lien.
© PNMVH 2026
Programme national de mentorat sur le VIH et les hépatites