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Articles scientifiques sous la loupe
Données épidémiologiques

Articles scientifiques sous la loupe
7 septembre 2022
Les PVVIH restaient à risque plus élevé de décéder après avoir été admises à l’hôpital pour la COVID-19 et ne présentaient pas le même déclin au niveau de la mortalité reliée à la COVID-19 que les personnes séronégatives au moment de la vague dominée par le variant Omicron de la pandémie de COVID-19, selon ce qui a été rapporté lors de la conférence AIDS 2022 (entre autres par Bertagnolio, S., & al., 2022). L’OMS a établi la « Plateforme clinique mondiale de l’OMS pour la COVID-19 », afin d’évaluer les caractéristiques cliniques et les facteurs de risque pour les cas de COVID-19 mortels et sévères parmi les individus hospitalisés. Entre janvier 2020 et juin 2021, des données provenant de 338 566 patients hospitalisés (issus de 38 pays différents) furent rapportés à l’OMS. Des 197 479 patients ayant rapporté leur statut VIH, 8,6 % (16 955) vivaient avec le VIH. En comparaison avec les personnes séronégatives, les PVVIH avaient 15 % plus de chances de présenter une forme sévère ou grave de la maladie et étaient 38 % plus sujets à décéder à l’hôpital. Parmi les PVVIH, le fait d’être de sexe masculin, d’être âgé entre 45 et 75 ans et d’avoir une maladie cardiaque chronique ou de l’hypertension augmentaient les chances de présenter une forme grave ou sévère de la maladie à COVID-19. Le sexe masculin, être âgé de plus de 18 ans, le diabète, l’hypertension, un cancer, la tuberculose ou une maladie rénale chronique augmentaient les risque de décès à l’hôpital. Dans une analyse de sous-groupe exploratoire dans un échantillon de 9097 individus hospitalisés rapportant des données quant au suivi de la TAR, les PVVIH sur TAR étaient 17 % moins sujets à décéder et 40 % moins sujets à être admis avec une forme sévère de la maladie que les PVVIH qui ne suivaient pas une TAR. Cependant, à la fois les PVVIH sur ou sans TAR avaient un risque plus élevé de décéder que leurs individus séronégatifs.
Une analyse du compte de CD4 (au-dessus ou en-dessous de 200 cell/mm3) et de la charge virale (au-dessus ou en-dessous de 1000 copies/mL) a montré que le fait d’avoir un compte de CD4 en-dessous de 200 et une charge virale au-dessus de 1000 doublait le risque de décéder après une admission à l’hôpital, en comparaison avec les personnes séronégatives. Un compte de CD4 au-dessus de 200 et une charge virale non supprimée étaient associés une augmentation de 29 % de risque de décéder alors qu’un compte de CD4 au-dessus de 200 et une charge virale supprimée étaient associés à un risque augmenté de 12 % de décéder. Les chercheurs de l’OMS ont aussi observé les changements au niveau des taux de mortalité à travers le temps. En 2020, durant les vagues des variants Alpha et Beta de la pandémie, 24 % des PVVIH et 21 % des personnes séronégatives sont décédées après leur hospitalisation pour la COVID-19. Les taux de décès étaient similaires en 2021, lorsque les variants Alpha, Beta et Delta prédominaient (24 % et 22 %, respectivement). Mais en 2022, alors que le variant Omicron remplaçait les variants précédents, les taux de mortalité ont divergé. Alors que les taux de mortalité après hospitalisation ont chuté de 8 % dans l’année jusqu’à maintenant chez les personnes séronégatives, le taux de mortalité est resté proche des 20% chez les PVVIH (soit 19,8 %).
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