Diversité de genre, HARSAH, itinérance, consommation de substances, santé mentale.
Cure, vaccination, réservoirs…
COVID-19, variole simienne, ITSS…
Articles scientifiques sous la loupe
Données épidémiologiques

Articles scientifiques sous la loupe
7 août 2022
Un cas de rémission dite « fonctionnelle » a été présenté à l’occasion de la conférence internationale AIDS 2022 : une femme originaire de Barcelone en Espagne (qui désire garder l’anonymat) a réussi à maintenir sa charge virale indétectable pendant 15 années, et ce, sans l’aide d’une thérapie antirétrovirale – à savoir que son système immunitaire suffit à contrôler la réplication virale, sans l’aide d’outils pharmaceutiques. Son réservoir viral a également diminué. On parle dans son cas de « guérison fonctionnelle », du fait que le virus n’a pas été complètement éradiqué de son corps (contrairement aux patients greffés), mais il est contrôlé grâce à l’action de ses cellules NK mémoire (cf. image ci-dessus, provenant du National Institute of Allergy and Infectious Diseases) et ses lymphocytes T gamma-delta CD8. En effet, les chercheurs (de l’Université de Barcelone, du CIBERINFEC et de l’Institut de santé Carlos III) ont découvert entre autres que cette femme présentait un taux plus élevé de cellules NK et de cellules T CD8, lesquelles jouent un rôle clé dans le contrôle du VIH. Cette patiente était âgée de 59 ans lorsqu’elle avait reçu en 2006 un traitement innovateur pour renforcer sa réponse immunitaire. Après avoir été diagnostiquée comme étant séropositive lors de la phase aiguë de l’infection, elle avait en effet rejoint un petit essai clinique afin de tester des thérapies immunomodulatrices, où elle avait pu recevoir un traitement antirétroviral de lopinavir/ritonavir, fumarate de ténofovir disoproxil et lamivudine pendant neuf mois ainsi qu’un traitement de courte durée de cyclosporine A (un médicament immunosuppresseur). Son traitement avait ensuite été suspendu et un facteur de stimulation des colonies de granulocytes et de macrophages et de l’interféron-alpha avaient été utilisés. Elle avait ensuite repris un traitement antirétroviral, ainsi qu’un court traitement à l’interleukine-2 (une cytokine qui active les lymphocytes T et les cellules NK). Huit semaines plus tard, avec une charge virale maîtrisée, elle avait entrepris une autre interruption du traitement, mais sa charge virale VIH n’avait pas rebondi comme prévu.
Pour en savoir plus, cliquer sur ce lien.
© PNMVH 2026
Programme national de mentorat sur le VIH et les hépatites